
Dans le cadre de sa tournée de prise de contact avec les populations de la préfecture de Haho, le nouveau préfet, le Lieutenant-colonel GNAKOU Alowegnim, s’est rendu ce samedi 04 juillet 2026 dans les cantons de Dalia et d’Atsavé. Cette étape a permis aux autorités administratives, traditionnelles et aux populations d’échanger sur les principaux défis de développement, de sécurité et de cohésion sociale auxquels fait face la préfecture.
Les deux rencontres ont débuté par les mots de bienvenue des chefs de canton de Dalia et d’Atsave, suivis de la présentation des différentes personnalités présentes.
Prenant la parole, le Préfet a exprimé sa profonde gratitude aux populations pour l’accueil chaleureux qui lui a été réservé, malgré le contexte de deuil que traverse les populations de ces deux cantons. Il a rappelé son parcours en indiquant avoir précédemment servi dans la préfecture de Dankpen avant sa nomination à la tête de la préfecture de Haho. Il a invité les populations à s’associer à lui pour adresser leurs remerciements au Président du Conseil, son Excellence M. Faure ESSOZIMNA GNASSINGBE, pour la confiance placée en sa personne.


Le Lieutenant-colonel GNAKOU Alowegnim a également souligné que la préfecture de Haho est une terre d’hospitalité, reconnue pour son vivre-ensemble et la cohabitation harmonieuse de toutes les communautés et ethnies du Togo. Toutefois, il a relevé plusieurs défis qui nécessitent une mobilisation collective, notamment la transhumance, les conflits fonciers et de chefferie, l’insécurité, les vols, les violences liées à la transhumance, les mariages précoces, les inhumations à domicile, le non-respect de l’autorité des chefs traditionnels ainsi que les difficultés d’accès à l’eau potable dans certaines localités.
Abordant la question de la transhumance, le Préfet a rappelé que la transhumance transfrontalière est interdite depuis près de trois ans. S’agissant de la transhumance nationale, il a précisé qu’elle n’est pas mauvaise en soi, dans la mesure où l’élevage contribue à la sécurité alimentaire à travers la production de viande. Il a toutefois déploré la crise de confiance qui s’est installée entre agriculteurs et éleveurs, souvent alimentée par le manque de vérité et de dialogue. Il a insisté sur l’interdiction du pâturage nocturne et appelé les deux parties à une collaboration sincère fondée sur la sagesse, la responsabilité, la retenue et la vérité. Il a, en outre, demandé aux chefs traditionnels de procéder à l’identification de tous les campements de bovins présents dans leurs ressorts territoriaux.




Concernant les conflits fonciers et les questions de chefferie, le représentant de l’État a rappelé le rôle essentiel des patriarches et des sages dans la recherche de solutions durables. Selon lui, la sagesse, l’impartialité, l’honnêteté et le respect de la vérité constituent les fondements indispensables pour préserver la paix et renforcer le vivre-ensemble.
Évoquant les inhumations à domicile et les mariages précoces, le Préfet a été catégorique en rappelant que lorsque certaines pratiques traditionnelles sont contraires aux lois de la République, c’est la loi qui doit prévaloir.
La rencontre s’est achevée par une séance de questions-réponses au cours de laquelle les populations ont exprimé leurs préoccupations. Le Préfet a apporté des réponses et des éclaircissements aux différentes préoccupations soulevées, tout en réaffirmant sa volonté de travailler en étroite collaboration avec les autorités locales, les chefs traditionnels et les populations afin de consolider la paix, la sécurité et le développement harmonieux de la préfecture de Haho.










